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Nicolas Sarkozy va devoir passer outre ses réticences

Le 4 décembre dernier soit cinq jours après la brillante élection de Nicolas SARKOZY à la tête de l’UMP, la Nabote faisait un article intitulé : FILLON et JUPPÉ, les deux béquilles foireuses de Nicolas SARKOZY. Dans cet article la Nabote regrettait que le nouveau président de l’UMP s’accroche désespérément à ces deux personnages qui allaient lui nuire plus que l’aider dans sa reconstruction du parti. Les événements qui ont suivis, lui donnent hélas raison.

Le propre de Nicolas SARKOZY est de vouloir coûte que coûte obtenir le ralliement de ses détracteurs à sa cause. En 2012, cela lui a coûté son élection mais visiblement il n’en a tiré aucune leçon, aujourd’hui il remet le couvert de la même manière. Sûreté de soi ou naïveté de la part de Nicolas SARKOZY ? la Nabote ne sait trop dire.

Aujourd’hui qu’en est-il de tout cela ?

Dès le départ Alain JUPPÉ et François FILLON se sont clairement démarqués des adhérents qui ont réclamé Nicolas SARKOZY pour les remplacer à la tête de l’UMP. Ils se sont aussi très clairement démarqués des orientations politiques prônées par Nicolas SARKOZY. Ils mettaient ainsi d’ores et déjà un pied en dehors du parti. Volonté express de quitter un parti où ils étaient désavoués ou piège tendu à Nicolas SARKOZY ?

Ils ont carrément traîné les pieds quand Nicolas SARKOZY n’a eu de cesse d’obtenir d’eux ce pseudo ralliement que nous connaissons et qui entrave son action. Comme le dit la Nabote dans son article du 4 décembre, si la mayonnaise avait dû prendre, il n’aurait pas fallu autant de tergiversations, Nicolas SARKOZY n’aurait pas eu à faire ces ronds de jambe devant eux si pour ces deux messieurs l’intérêt du pays ainsi que celui du parti avaient primé, le ralliement à Nicolas SARKOZY aurait été spontané, cela n’a pas été du tout le cas, bien au contraire. En faisant tout pour qu’ils restent, Nicolas SARKOZY s’accrochait deux énormes boulets aux pieds, nos deux zozos avaient gagné le droit de pouvoir poursuivre leur travail de sape savamment orchestré depuis plus de deux ans maintenant tout en restant au chaud dans un parti qui ne leur ressemblait plus mais qui les gardait comme des trophées de marques .

Cette réflexion n’a pas arrêté Nicolas SARKOZY. Sous couvert d’union il leur a réservé une place de choix, contre l’avis des adhérents qui souhaitaient les voir disparaître de la direction du parti. Contrairement à ce qu’il a pensé, cette manière de faire n’a pas renforcé sa stature au sein du parti et encore moins sur la scène politique. Alain JUPPÉ, NKM, Bruno LEMAIRE etc. ont vite vu la faille et s’en donnent à cœur joie dès que l’occasion se présente à eux. Chacun y va de ses propres consignes quitte à contredire avec délectation le bureau politique du parti et Nicolas SARKOZY par la même occasion. Le résultat est catastrophique sur la scène politique et pour cela les adhérents commencent à s’agacer. L’union, le rassemblement de Nicolas SARKOZY, ils n’en ont que faire, c’est clair.

Alain JUPPÉ qui est l’un des cofondateurs de l’UMP n’a pas digéré que les adhérents agacés par son opposition transparente à François Hollande aient réclamé avec autant de vigueur le retour de Nicolas SARKOZY. Lui, qui vise la présidentielle de 2017, cela augure mal, en effet. Les adhérents veulent un parti qui tire plus à droite et lui est convaincu qu’il faut se rapprocher de la gauche et du centre. C’est donc le divorce consommé entre les adhérents et Alain JUPPÉ confirmé par les huées du meeting de Bordeaux quand celui-ci a évoqué de façon provocatrice des primaires ouvertes. Aujourd’hui Alain JUPPÉ fait cavalier seul et travaille à amoindrir l’image de Nicolas SARKOZY sur la scène politique, tout en restant au sein de l’UMP ce qui n’est pas négligeable, et ce, en toute impunité. Il se moque pas mal de ce que pensent les adhérents puisque ce ne sont pas eux qu’il veut toucher, il a bien compris qu’il n’était pas leur candidat. Il profite pleinement, à son avantage, de la place que lui a conservée Nicolas SARKOZY au sein du parti pour s’exprimer haut et fort, l’unité et le ralliement à l’UMP il s’en moque puisque cela n’est pas pour le servir. Les autres détracteurs du patron de l’UMP suivent sur cette même lancée, ils auraient tort de s’en priver.

Finalement le ralliement, l’union auxquels s’accroche vainement Nicolas SARKOZY va s’avérer être un échec cuisant pour lui, même si la désunion ne vient pas de lui mais de ses détracteurs car il n’aura pas réussi à les rallier. Puisque ces messieurs se désolidarisaient au lendemain du 29 novembre et des adhérents et de Nicolas SARKOZY, il fallait les prendre à leur propre piège c’est-à-dire les laisser éventuellement filer. Qu’auraient-ils fait en dehors ? Ils ne pouvaient plus parler au nom de l’UMP puisque sortis, ils ne pouvaient que parler en leur nom propre, cela aurait-il été suffisant ? La Nabote n’en est pas persuadée. Aujourd’hui ils parlent quand même en leur nom propre avec l’image UMP et font ainsi un bras de fer avec Nicolas SARKOZY dont le parti se passerait bien, d’où le sentiment de cacophonie et de faiblesse voulu et obtenu qui amoindrit l’image d’unité voulue par SARKOZY.

L’image de Nicolas SARKOZY n’est certes pas impactée par les coups de boutoirs de ses détracteurs au sein du parti, mais cela est-il suffisant pour s’imposer comme leader sur la scène politique ? La Nabote en doute. L’image qui est renvoyée de l’UMP est encore aujourd’hui la même que celle que renvoyait l’équipe du triumvirat ; la présidence de Nicolas SARKOZY n’y a donc pour l’heure rien changé car les JUPPÉ, FILLON et RAFFARIN ont conservé leur même pouvoir de nuisance et leur discours. Il ne faut pas oublier qu’ils ont passé plus de temps à démolir Nicolas SARKOZY qu’à combattre François Hollande. S’ils peuvent faire que son action à la tête du parti soit inefficace ils ne manqueront pas l’occasion, Nicolas SARKOZY peut en être assuré.

Si au lieu d’avoir fait des pieds et des mains dans le but certes louable, d’éviter l’implosion du parti Nicolas SARKOZY avait laissé faire ses détracteurs au lieu d’aller les tirer par la manche pour les retenir, aujourd’hui l’atmosphère au sein du parti serait plus saine. La Nabote avait bien raison c’était reculer pour mieux sauter avec des conséquences beaucoup plus dommageables aujourd’hui pour Nicolas SARKOZY qu’au lendemain de son élection. Sur ce point, Nicolas SARKOZY en voulant absolument obtenir une union impossible a saboté son retour. On comprend que dans ces conditions Henri GUAINO soit furieux et menace de quitter l’UMP.

Finalement le pire ennemi politique de Nicolas SARKOZY est lui-même. La scission est désormais inévitable.

La Nabote

Tag(s) : #L'actualité au jour le jour