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François Hollande a cédé à ses amis, il va s’expliquer devant les Français sur France2. Depuis cette décision, le ciel du gouvernement s’est considérablement assombri au point que certains amis redoutent cette intervention plus qu’ils ne la souhaitent désormais. Pour nous dire et expliquer quoi finalement ? RIEN, nous annonce l’Élysée

-      Le cap reste inchangé

-      Les réformes annoncées seront mises en place

-      Il va juste faire de la pédagogie

Nous voilà prévenus, rien de nouveau sous le soleil, notre Cher Président va faire de la pédagogie. Il nous prend vraiment pour des demeurés car il a déjà expliqué une fois, personne même ses amis n’ont compris et apparemment selon ses proches ce n’est pas ce soir que les choses vont se modifier, donc les craintes de certains que ce soit un fiasco supplémentaire sont fondées.

            Aujourd’hui certains medias commencent à prendre leur distance face à ce gouvernement de plus en plus critiqué par l’opinion publique. C’est un signe, la chute semble de plus en plus proche. Ainsi l’Express consacre un long article sur « les 7 paris perdus du Président »

-      Le premier pari était qu’une crise dure 5 ans, donc selon ses calculs savants,  seul, Sarkosy en ferait les frais et lui, allait voir la croissance redémarrer, le chômage baisser, il allait recevoir les bénéfices de ce  redémarrage sans rien faire . Comme l’écrit l’Express : « Hollande a tort de comparer cette crise aux autres : elle n'est pas le dernier avatar d'un phénomène ancestral, elle est d'une nature nouvelle. Le monde bascule et ceux qui ne prennent pas les bonnes décisions ne seront pas en retard sur les autres puissances, ils disparaîtront. »  l’Express a hélas raison sur cette analyse. L’Express toujours sur ce 1erpari perdu du Président dit encore ceci : « De plus, si le vent nous était favorable, il ne trouverait guère de voiles à gonfler ou de moulins à entraîner. Laurent Fabius, qui prépara le plan pour les "100 jours" de la nouvelle majorité, vient de reconnaître qu'il avait sous-estimé la désindustrialisation de la France. La faute n'en revient pas à la gauche - hors la funeste adoption des 35 heures, en 1997  »  C’est bien la 1ère fois que la Nabote lit un media qui dit que les 35 heures furent une adoption funeste. Là encore, c’est un signe de la désolidarisation des medias.

-      2. Le pari des hommes. Là encore notre Président semble s’être fourvoyé dans le choix de ses ministres  et là encore l'Express n’est pas tendre principalement avec Arnaud de Montebourg : « Arnaud de Montebourg devait incarner le "redressement productif", s'est affiché plus redresseur de patrons,que productif en emplois. Sa conversion tardive à l'"hospitalité industrielle" ne suffit pas à cicatriser les plaies ouvertes pendant les "sang jours" de ce Saint-Just de la démondialisation, utopie dangereuse qui signifie non pas que la planète va renoncer à la mondialisation, mais que la mondialisation va se poursuivre sans la France. » La Gauche fait un déni de la mondialisation comme elle a fait un déni de la crise et le problème de la France et de l’ensemble de la gauche, syndicats compris, c’est qu’ils ne savent pas s’adapter à cette mondialisation; ils s'accrochent à des acquis qui étaient possibles durant les 30 glorieuses mais qui hélas pour nous ne le sont plus, comme un enfant à son hochet. La France n’est pas suivie dans ses idées, ils n’ont pas l’intelligence de le comprendre et tous ces trains loupés vont nous laisser sur le carreau.

-      3 le pari de la croissance européenne : « La crise de la zone euro est derrière nous", a martelé le président à la fin de 2012, jusqu'à le proclamer à Oslo, quand l'Union européenne reçut le prix Nobel de la paix. Mais qu'est le pataquès chypriote, sinon un épisode de la crise de la zone euro? En juin 2012, Hollande a remis la croissance au coeur de la stratégie de l'Union, mais c'est comme s'il avait semé une graine dans un désert, puisqu'il n'a tracé aucun sillon politique. Le voici aujourd'hui qui attend les élections allemandes de septembre pour savoir sur quel pied et avec qui danser: il aura perdu dix-huit mois, et le pari perdu se double ici d'une faute grave.  Pour la Nabote la faute la plus grave, c’est de ne pas avoir voulu continuer de dégraisser le "Mammouth fonctionnaire" et a préféré  privilégier les taxes à outrance.

-      5 le pari de la gratitude, le pari 4 concerne l’échec du président à dissocier sa vie privée et le pouvoir. « L'impopularité de Nicolas Sarkozy devait plus à ce qu'il était qu'à ce qu'il faisait; pour François Hollande, c'est l'inverse : il y a peu de hollandophobes en France, mais beaucoup de citoyens qui considèrent qu'il n'agit pas comme il faut. Tandis que la France droitière se réveille, comme l'ont rappelé, le 24 mars, le spectaculaire succès de la manifestation anti-mariage gay et la législative partielle de l'Oise, la France de gauche boude ou grogne avec Jean-Luc Mélenchon. 

-      Dans les abysses des sondages, le président médite sans doute sur l'impatience et l'injustice du peuple, qui l'a élu pour chasser "l'autre" et stopper vite la crise. En promettant l'inversion de la courbe du chômage avant la fin de 2013, il a surtout savonné la pente descendante de la sienne ! » Finalement mieux vaut un Président qui gesticule  tout en étant efficace, qu’un président « posé » mais qui ne fait rien.

-      7 le pari du destin : « Chevauchant son destin, il a doublé ses rivaux, triomphé des favoris, déboulonné le sarkozysme en France après avoir limé le chiraquisme en Corrèze. Mais il lui faut changer de destrier, être aussi un autre homme pour une autre politique. En dix mois, le voici parvenu au bord de la Berezina ; d'une rivière l'autre, c'est le Rubicon qu'il doit franchir. » 

Finalement les promesses à la gauche patinent et rien ne se passe comme prévu.

-       De la taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros, Hollande président aura eu tous les inconvénients :

o   une mauvaise image à l'étranger

o   aucun bénéfice, puisque sa résurgence, même sous une forme altérée, semble difficile.

        - Les mesures inspirées par un socialisme dirigiste se heurtent aux réalités de l'économie de marché : plafonnement du salaire des patrons,  obligation de vendre un site industriel rentable à un repreneur plutôt que de le fermer, séparation des activités bancaires. Sur ce dernier point, la loi a été votée, mais elle est de portée limitée. 

o   La réconciliation avec les enseignants - coût: 60 000 emplois - n'aura pas lieu.

o   La volonté de faire évoluer la société rencontre une série d'obstacles politiques, qu'il s'agisse de donner le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, de supprimer les peines planchers ou la rétention de sûreté, marqueurs du sarkozysme, ou encore de mettre fin au cumul des mandats (sans doute pas avant 2017). Seule la loi sur le mariage homosexuel, bien que contestée par la rue, devrait s'appliquer rapidement.

o   La réorientation de l'Europe dans le sens de la croissance, succès proclamé par le chef de l'État après le sommet européen des 28 et 29 juin 2012, ressemble désormais à ce qu'elle fut : une habile scénographie pour faire accepter le traité budgétaire européen à une partie de la majorité hostile à ces nouvelles contraintes. 

 

  

 

Attendons de voir la prestation télévisée de notre cher Président dont personne n’attend rien, pas même ses amis qui la redoutent plutôt.

Tag(s) : #L'actualité au jour le jour