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Un article du Figaro vient confirmer le sentiment  de la Nabote à propos des "amis" de François Hollande. En effet, devant les piètres résultats du Grand Chef de l'Elysée, qui attend bonnement que la crise passe toute seule en espérant en recueillir les fruits, ses amis s'inquiètent de la montée de l'hostilité contre la gauche et craignent cela se comprend de voir leur contrat ne pas être renouvelé aux prochaines élections.

Le malaise et le doute grandissent chez les élus PS

 

Alors que François Hollande doit s'exprimer jeudi à la télévision, les déclarations d'élus socialistes illustrent le malaise et les divisions au sein de la majorité.

À en croire certains socialistes, la France serait gérée à la petite semaine par deux élus locaux. Diantre! À la veille de l'intervention télévisée du président de la République, deux déclarations en disent long sur le trouble qui prévaut au sein de la majorité.

La première est venue du député Pascal Cherki (aile gauche du PS). Mardi, dans les couloirs de l'Assemblée nationale, l'élu de Paris a interpellé le président, l'incitant à «arrêter ces discours que personne n'entend, ne comprend, cette nov­langue imbitable». «Il faut fixer des objectifs clairs, a-t-il insisté. Arrêter avec cette obsession de réduction des déficits.» Le député enfonce le clou: «Quand on est président de la deuxième puissance économique de l'Europe, on doit arrêter de jouer petit bras (…). Quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général.»

 

Même critique adressée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg au premier ministre Jean-Marc Ayrault, selon les auteurs de Florange, la tragédie de la gauche (Plon), en librairie cette semaine. Les journalistes Valérie Astruc (France 2) et Elsa Freyssenet (Les Échos) rapportent un échange entre Montebourg et Hollande en pleine «affaire Florange». «C'est bien simple, tu as nommé un élu local à la tête du gouvernement», lance le ministre, qui enfonce le clou: «Il a l'envergure d'un élu local, il aurait dû rester un élu local!» La révélation de cet échange, qui date de plusieurs mois, tombe mal pour l'exécutif et ajoute au malaise. Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas privé d'en faire ses choux gras mercredi: «Que mes attaquants de Matignon et de l'Élysée répondent d'abord à ceux des leurs qui les mettent en cause aussi sévèrement (…), a lancé le leader du Front de gauche. Et qu'ils se demandent pourquoi tant de gens à gauche pensent et parlent de même à leur sujet!» Ambiance.

«Pantois» (dixit Matignon), les responsables de la majorité, d'Harlem Désir à Bruno Le Roux en passant par la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, se sont succédé mercredi pour recadrer Pascal Cherki et ses propos «intolérables». En réunion de groupe, les députés PS ont coupé les cheveux en quatre pour savoir s'il fallait sanctionner ou non leur camarade, absent de la réunion. De sanction, il n'y aura point. Et si quelques élus ont pris la parole pour critiquer Cherki, l'opération recadrage menée par le patron des députés PS n'a pas vraiment fait florès. «L'Élysée a demandé à Le Roux de taper Cherki mais peu de députés ont suivi, raconte un député PS. Au contraire, certains en ont profité pour vider leur sac, dire leurs inquiétudes. Dans une majorité, il est difficile de créer de l'autorité quand il n'y a pas de résultats politiques.»

Inquiétude et morosité au PS

Même jugée «excessive», la déclaration du député de Paris en dit long sur le climat d'inquiétude et de morosité qui règne à gauche, dix mois après la victoire. Des sondages en berne, un Parti socialiste en mal d'existence, des législatives partielles perdues, un FN en embuscade, un chômage au plus haut… tous les indicateurs ont viré au rouge. «Le balancier est très clairement vers la morosité», résume le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis. «Les parlementaires sont atterrés, ajoute un conseiller. Ils constatent une impuissance du politique face à une situation explosive.» Ce conseiller, qui rêve de voir Hollande renouer avec «l'esprit du Bourget» (discours fondateur de la campagne le 22 janvier 2012, NDLR), redoute même l'intervention présidentielle: «Si c'est pour agiter son impuissance, mieux vaut ne pas parler.»

«Le climat est délétère, reconnaît un socialiste. Les événements sont en train de nous échapper. Hollande doit tenir un discours ancré à gauche. C'est sur son discours contre la finance qu'il a gagné la présidentielle. Depuis, il n'a rien fait. Il ne s'en sortira pas par des artifices de communication. Il va devoir sortir ses tripes, son cœur.» Un député PS résume: «Personne ne s'attend à quelque chose d'extraordinaire. Lors de sa dernière conférence de presse, Hollande avait montré qu'il savait faire de la politique. Là, une seule question prévaut: Hollande a-t-il encore la main ou ne l'a-t-il plus?»

 

Il n'y a pas que Jean Marc Ayrault qui a la stature d'un élu local et rien d'autre mais le gouvernement dans son ensemble, Montebourg le premier. Hollande a bien joué au moment des Primaires et des élections car comme le dit un de ses amis il sait "faire de la politique", la Nabote rajoutera d'opposition uniquement. Ses amis ont raison d'être en colère et inquiets, car au sein du PS, tous connaissaient les capacités de François, ils l'ont suffisamment crié au moment des Primaires, mais ils devaient espérer qu'une fois à l'Elysée il se bougerait et que son incompétence ne se verrait pas trop vite. Hélas au bout de 10 mois tout part en cacahuète. 

La Nabote, lorsqu'elle a écrit ses premiers articles sur notre cher Président, ne pensait pas que ses impressions sur cette nouvelle mandature socialiste se vérifieraient aussi vite. Lorsque notre Président a dit à  ce petit gamin "Sarkosy, tu ne le reverras pas" Oh qu'il n'aurait pas dû, car il risque de le revoir et plus tôt qu'il ne le pense. Finalement Mme Chirac qui connaît bien les deux protagonistes avait  peut-être raison. (voir l'article de la Nabote à ce sujet)

 


Tag(s) : #L'actualité au jour le jour