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Le Malzieu-Ville village médiéval bien restauré

Le Malzieu-Ville est une cité médiévale située dans le Gévaudan de 900 habitants environs. Cette commune comme beaucoup dans la région a su conserver son authenticité.

Du haut Moyen Âge, il reste des traces, au moins dans les coutumes locales, d'une bataille qui aurait eu lieu contre les Sarrazins au VIIIe siècle. En effet, le « pré des Sarrazins », situé sous le village de Verdezun, attesterait de ce combat.

Vers le XIe siècle, des moines de Saint-Gilles s'installent dans la région du Malzieu. Ainsi, il battissent un église consacrée à saint Hippolyte au Malzieu, et une dédiée à saint Laurent à Verdezun. Durant cette période, en 1055, le Malzieu devient la propriété des barons de Mercœur, l'une des huit baronnies du Gévaudan. Les barons, qui ont un château à Saugues, construisent leur château principal à Verdezun.

À la fin du XIIe siècle, la ville du Malzieu se munit de remparts et de grandes tours. En 1307, l'évêque de Mende, Guillaume VI Durand, conclut avec le roi de France l'acte de paréage. Cette acte partage en trois le territoire du Gévaudan : la terre du Roi, la terre de l'évêque et la terre commune (administrée également par les barons). Les Mercœur ayant principalement leur possessions en Auvergne, leur baronnie est alors rattachée à la cour de Riom et au parlement de Paris, alors que le reste du Gévaudan est dépendant de la cour et du parlement de Toulouse.

Vers 1362 la ville est assiégée et pillée par les grandes compagnies.

Au XVIe siècle survient la Réforme protestante et les guerres de religions qui s'en suivent. Lors du massacre de la Saint-Barthélémy, le baron Astorg de Peyre est assassiné dans la chambre du roi : sa veuve engage alors un jeune homme, Mathieu Merle afin de venger la mort de son époux.

Le 17 novembre 1573, Merle et ses troupes se dirigent vers le Malzieu, et pénètrent dans la cité. Là, ils massacrent les treize prêtres de la ville, ainsi que le curé de Rimeize. Les troupes rançonnent les habitants fortunés, puis détruisent l'église. Merle devient ensuite maître de Grèzes, puis d'une grande partie du Gévaudan.

La riposte contre les troupes de Merle est menée par Anne de Batanay, duc de Joyeuse. Son armée a détruite, en 1586 la partie qui est de nos jours tournée vers le Pont de la Truyère.

En 1632 après une épidémie de peste, Jean Conchet, chargé de désinfecter la ville mit feu à une maison celui-ci se communiqua aux maisons voisines : neuf rues furent anéantis. La reconstruction permis d'adosser les nouvelles maisons aux remparts.

Viens ensuite l'affaire de la Bête du Gévaudan (1764/1767), d'après les listes des victimes une seule appartiendrait au Malzieu mais elle n'est pas certifiée, du canton environ 25 personnes furent soit attaquées ou tuées sur 3 ans.

La Révolution de 1789 apporta au Malzieu les mêmes troubles qu'en Gévaudan. Les Ursulines durent quitter leur monastère.

Vers les années 1790/1793 à cause du décret du 15 février 1790, les villages et hameaux qui faisaient partie du Malzieu-Ville sont séparés de celui-ci et donnent naissance à deux nouvelles communes : Le Malzieu-Campagne qui donnera plus tard Le Malzieu-Forain et Verdezun.

Le 2 novembre 1790 l'église vit ses biens nationalisés, la plupart des prêtres refusèrent le serment, fuirent ou se cachèrent.

Là encore, un arrêt s'impose pour qui aime les vieilles pierres.

La Nabote

Le Malzieu-Ville
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Le Malzieu-Ville

Tag(s) : #Balades sympas