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Article de l’Express

Et si François Hollande avait gagné la bataille du déficit?  

Par Emilie Lévêque - publié le 03/05/2013 à 18:35

La France a apprivoisé les marchés

La première, c'est que Paris a desserré la contrainte des marchés. La France a eu beau perdre son fameux triple A auprès de deux agences de notation, elle emprunte aujourd'hui à des taux historiquement bas: 1,8% pour les obligations à 10 ans, 1% en moyenne toutes maturités confondues depuis le début de l'année. Ce qui pourrait permettre de réduire la charge de la dette de quelques milliards d'euros, comme en 2012. Un situation paradoxale qui ne reflète évidemment pas l'importance du dérapage budgétaire et la panne d'activité de la France. D'ailleurs, d'autres pays de la zone euro - dont l'Italie et l'Espagne - bénéficient aussi de la mansuétude des marchés. Il n'en reste pas moins que les investisseurs considèrent que la signature de Paris garantit un des meilleurs compromis actuel entre sécurité et rendement. D'où son succès, notamment au Japon.

Madame Lévêque oublie la mondialisation et la France même en difficulté reste par son histoire un maillon fort de l’Europe. De plus, François Hollande n’a pu que poursuivre ce qui avait été commencé par Sarkozy, ce dont se garde bien de dire cette dame.

Elle a donné des gages à la rigueur...

Car malgré tout, la France tire les dividendes d'un sérieux budgétaire martelé depuis des mois. Le gouvernement de François Hollande a en effet opté dès le début pour la voie de la rigueur, avec un premier collectif budgétaire en juin, comprenant 7 milliards d'euros de hausse d'impôts sur 2012. Puis il a accentué l'effort avec le budget 2013 à l'automne, avec un effort de plus de 30 milliards d'euros, dont deux tiers par des hausses d'impôts sur les ménages et les entreprises. Parallèlement, et malgré les doutes qui se multipliaient chez les observateurs, il a affiché sa détermination à respecter quoi qu'il arrive, les engagements pris devant ses partenaires européens.

      La hausse des impôts et la bonne parole de FH  pour cette dame sont la garantie pour les marchés, c’est pour elle une victoire. Autrement dit, ceci pour justifier la forte hausse d’impôt, mais Mme Lévêque oublie de dire  deux choses :

  • Cette hausse d’impôt a complétement bloqué la croissance car les ménages consomment moins, forcément : plus d’impôt, les heures supplémentaires de nouveau imposées
  • Que les charges accrues pour les entreprises ne font que les mettre en difficultés

La clémence de Bruxelles n'est toutefois pas sans contreparties. Olli Rehn a insisté sur le fait que la souplesse accordée à la France dans la gestion de son déficit ne devait pas la dispenser de faire des efforts supplémentaires. "Dans tous les cas de figure, il est essentiel que la France mette pleinement en oeuvre les mesures envisagées et précise rapidement quelles nouvelles actions elle compte entreprendre", a martelé le commissaire européen, ajoutant : " une stratégie budgétaire de moyen terme crédible doit s'accompagner de réformes structurelles substantielles en matière de marché du travail, de système de pensions et d'ouverture des marchés".

      Bruxelles craint aussi la montée du FN dans notre pays,  les Européens, n'ont guère envie que l'un des pays fondateurs de l'Europe,se dote d'un tel parti.

François Hollande a promis qu'il n'y aura pas de nouveau tour de vis budgétaire cette année ni de hausse d'impôts et que l'essentiel de la réduction des déficits s'effectuera désormais par des économies dans les dépenses. Il va donc falloir réformer une nouvelle fois les retraites, couper dans les allocations familiales, serrer la vis des fonctionnaires et des collectivités locales... Pas de quoi redorer le blason du chef de l'Etat, dont la popularité n'en finit pas de tomber.

C'est le prix à payer pour continuer à satisfaire Bruxelles et à continuer à bénéficier de la mansuétude des marchés. Car dans les faits, l'économie tricolore décroche de plus en plus par rapport à celle de l'Allemagne, où la croissance devrait atteindre 1,8% l'an prochain avec un retour des comptes publics à l'équilibre, un chômage en baisse à 5,3% et un taux d'endettement à 78,6%

Mme Lévêque note tout de même dans son article qu’il reste encore des efforts à faire, nous le savons et ne nous apprend rien. Elle ne fait que nous  répéter  le discours tenu par l’Élysée et Matignon. Quels efforts ?

  • Les retraites à réformer une nouvelle fois nous dit-elle ? Tient, lorsque Sarkozy le disait et a essayé de mettre en place  cette réforme  ce fut un tollé général, Ayrault en tête. Aujourd’hui ils comprennent enfin que c’est un passage obligé.
  • Couper dans les allocations familiales.C'est une décision gouvernementale pour s'attaquer et stigmatiser une fois de plus les familles aisées,  Ce n’est pas le résultat d’une analyse journalistique, c’est la volonté du gouvernement que cette dame relaie et justifie.
  • Quant aux fonctionnaires, ils sont pléthores, mais être salarié d’État est une culture socialiste qui permet d’avoir la main mise sur le monde du travail.

Le titre de l’article de Mme Lévêque se veut optimiste pour la politique menée par François Hollande. Nous avons  l’impression qu’elle ne fait pas une analyse  réfléchie mais qu’elle relaie simplement un  discours du pouvoir en place.

C'est de la pure propagande digne des anciens régimes des pays de l'Est. Tout simplement parce que la presse et les journalistes en particulier soutiennent le gouvernement actuel. En arrivant François Hollande a redonné des avantages aux journalistes que Sarkozy avait supprimés. C’est  un bon moyen pour Hollande de les museler et se les attacher, un peu comme Louis XIV  avait fait pour museler la noblesse trop agitée en lui accordant des « pensions ».

À aucun moment il n’est question de valoriser le travail. C’est évidemment pitoyable, et triste... La majorité des intellectuels Français se classent à gauche parce que cela fait « proche du  peuple ». Cependant ils ont eux même institutionnalisé le mépris des petits artisans et commerçants, des indépendants, bref, de ceux qui produisent justement ces richesses, que les "bien pensants" de gauche ont tant à cœur de redistribuer !

Ce mépris pour le travail artisanal par des pseudo intellectuels de gauche, on le rencontre dès l’orientation en 3ème, combien d’enseignants pour la plupart de gauche considèrent un jeune en situation d’échec dès l’instant où celui-ci doit s’inscrire dans un LEP ou un CFA. Cependant chose curieuse, ces mêmes intellectuels sont très contents de trouver ces artisans pour leur quotidien car de leurs dix petits doigts, ils ne savent pas faire grand-chose, la seule chose qu’ils font bien c’est gloser, et se croire au-dessus de tout le monde, d’avoir la science infuse, faire la morale à tout le monde en s'en dispensant bien sûr.

Cet article conforte la Nabote que nous nous orientons doucement mais certainement vers un type de politique que nous n’espérions certainement pas connaître dans notre pays.

  • Visiblement la presse devient une presse de propagande
  • La justice est utilisée pour éliminer les adversaires politiques
  • Le gouvernement utilise le passage en force pour imposer ses lois (mariage pour tous) avec un profond mépris pour ceux qui s'y opposent.

Si l'on n'est pas convaincu de la propagande de la presse en faveur du  gouvernement, le Blog de Françoise FRESSOZ dans le Monde avec son article du 3 mai Dans la rue, la fin des illusions  vient le confirmer. 

Ces deux articles, à un moment où le président est au plus bas dans les sondages, vantent les bienfaits qu'aura la politique  menée par le gouvernement comme cela se passait dans les pays de l'Est à une époque. Hollande méprise Poutine mais il ne craint pas d'en adopter les méthodes avec la bénédiction de la presse.

 

La Nabote

Quand la presse fait de la propagande gouvernementale
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