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Sidérant de voir des gens s'interroger sur "l'ingérence" de Bruxelles dans nos décisions économiques. Finalement les gens ont voté en moutons de Panurge sans comprendre ce qu'ils votaient. OK en son temps, le pavé que l'on nous avait adressé était plus qu'indigeste et plus des 3/4 des Français ont dû le passer à la poubelle sans même l'ouvrir. Pourtant ce pavé si indigeste était très instructif et nous disait clairement que notre pouvoir économique allait être transféré à Bruxelles pour y établir un pouvoir économique européen commun. Le contester aujourd'hui, est donc impossible,on ne peut pas dire que l'on nous a trompé puisque tout y était clairement expliquer, il fallait juste s'atteler à le lire.

Ici, la Nabote en tant que prof d'histoire et géographie voit l'intérêt qu'avaient les cours d'instruction civique, tant décriés et enlevés des programmes scolaires.Ils avaient au moins le mérite d'expliquer le fonctionnement de l’État et celui de la Communauté européenne.

Nos politiques à l'époque avaient TOUS encouragé les Français à voter OUI sauf Philippe de Villiers s'y était opposé. Certes, la France comme l'ensemble des pays européens devaient s'associer pour pouvoir se maintenir dans cette mondialisation de plus en plus gourmande.

Ce que l'on peut reprocher à Hollande, ce n'est pas de s'incliner devant les exigences de Bruxelles car il n'a aucun moyen de s'en dispenser mais d'avoir fait croire qu'il avait ces moyens; d'avoir fait croire qu'il lui suffirait de taper de ses petits poings sur la table, pour que tous à Bruxelles, plient devant lui; d'avoir fait croire que Sarkozy était à la botte de Bruxelles, lui y est aujourd'hui tout autant; d'avoir fait croire que les réformes exigées par Bruxelles, n'étaient qu'une volonté de Sarkosy pour réduire les acquis sociaux au profit des patrons. Pour se faire élire, Hollande a menti sur toute la ligne: sur la crise qu'il ne voyait pas, sur la puissance de Bruxelles qui dicte désormais aux pays européens, la politique économique qu'ils doivent suivre pour faire face à la mondialisation. Sur les réformes qu'avait commencé Sarkozy, réformes qu'il s'est dépêché d'effacer dès son élection mais qu'il va devoir reprendre contraint et forcé.

Hollande rêvait de devenir le grand patron de l'Europe, il ne réussit qu'à faire pâle figure.

La Nabote