Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un deuxième mandat pour Hollande

Après un an de pouvoir se dessine toutefois une stratégie qui vise déjà 2017. Son effet d’annonce des réformes prévues sur 10 ans en est la preuve. Il ne fait pas ces réformes dans l’espoir qu’un successeur en profite mais dans l’espoir qu’elles lui soient bénéfiques. L'enjeu pour François Hollande ne fait pas mystère : soit la croissance revient au moins deux ans avant 2017 et il a une petite chance de rassembler à nouveau sa base électorale, soit il ne sera même pas en mesure d'être au second tour. Un quitte ou double, encore un pari. En attendant, il sait qu'il traversera tout le quinquennat sous les lazzis d'une opinion publique, pire que déçue, mécontente, voire au bord de l'explosion. Un dernier chiffre : 72 % des sondés expriment une "opinion défavorable", dont 38 % une "opinion très défavorable" à son sujet. Historiquement bas ! La pente peut-elle être remontée en quatre ans ? Ce serait un exploit !

Par idéologie, Hollande a détricoté tout ce qu'avait entrepris son prédécesseur. Erreur magistrale ! Il se serait placé dans la continuité, il ne nous aurait pas fait perdre autant de temps, il n'aurait pas fait perdre de temps à l'économie, il aurait rectifié quelques mesures à la marge, il aurait pu ainsi ralentir la progression du chômage, atténuer notre douleur, prendre le pouls de la France avant de la saigner. Mais, exception française, quand on arrive au pouvoir même en pleine crise (de surcroît niée de façon très malhonnête) il faut tout casser, tout détruire, tout reprendre à zéro. Quel gâchis, quel manque de vision à long terme, quel manque d’expérience, quelle imprudence, quel mépris des Français et de leur travail accumulé !

Certains disent" le temps lui donnera raison". Il est évident que la crise un jour où l’autre finira par cesser, mais pour l’heure, le remède n’est pas encore trouvé, et la crise se poursuit. Notre grosse difficulté, à nous Européens et particulièrement Français, nous ne sommes plus compétitifs face aux pays émergents. Leurs méthodes ne sont pas les nôtres et nous ne sommes plus à l’époque de la colonisation pour leur imposer notre point de vue, il nous faut donc composer avec. L’État ne peut créer la croissance et la productivité rien qu’en le proclamant à qui mieux mieux. Il faut des entreprises compétitives et ce n’est pas en augmentant leurs charges comme les socialistes l’on fait qu’elles le deviendront. Hollande s’est tout simplement trompé d’ennemi. Son idéologie dépassée et sa majorité font que les marges de manœuvres, pour lui, sont plus qu’étroites car pour réussir il va devoir décevoir ses électeurs en abandonnant ses grandes idées et il ne convaincra pas les gens de droite. En attendant c'est le pari qu'il a fait.

La Nabote

Tag(s) : #L'actualité au jour le jour